La 1ère édition du dîner de solidarité avec la Palestine m'avait laissé un excellent souvenir, l'année dernière. J'ai décidé de remettre le couvert en passant du côté des bénévoles. La longue journée a donc débuté tôt. Quand je suis arrivée samedi matin à la salle des fêtes, il y avait déjà de l'animation : des adultes prenaient des cours de vélo dans la cour de l'école et Alter Conso distribuait à ses adhérents les fruits et légumes de ses producteurs partenaires. De notre côté, nous nous sommes attelé·es à effectuer l'installation de la salle (tables, chaises, nappes aux couleurs du drapeau, couverts, serviettes pliées), de la scène, des affiches. Tandis qu'une autre partie des bénévoles réalisait une longue session d'épluchage suivie de la cuisine du plat principal dans d'énormes marmites, le tout pour 150 personnes. En début d'après-midi, nous sommes parties acheter 20 kilos de fruits au supermarché du coin.
Après la pause méridienne, je suis revenue pour faire la déco, mettre en place les stands librairie et Mouvement pour la paix, et coller les affiches. Nous avons reçu la délégation palestinienne du camp de réfugiés de El Far'a (Cisjordanie) qui s'est aussitôt connectée au wifi public pour prendre des nouvelles de leurs proches. Vers 17h, les participants ont commencé à affluer, aidés par les conditions météo pluvieuses. Le débat sur l'avenir de la Palestine et le plan de paix de Trump (établi sans respecter l'avis des principaux concernés : adieu autodétermination des peuples) accueillait des orateurs de qualité, à savoir : Yassar Ayoub (ambassade de Palestine), Jacques Fath (relations internationales), Sarah Grira (rédactrice en chef du média indépendant Orient XXI, Isabelle Tordjman (APJF), Catherine Margaté (ancienne Maire et modératrice).
Ce fut suivi de la lecture de poèmes de feu Marie-Hélène Nocent par les Artistes pour la paix avec une lecture spontanée par une palestinienne, puis de la projection de 2 courts métrages dont l'un sur le biopic de Nissan Rilov, peintre juif palestinien (exposé ce soir) et l'autre un montage des prises de vue aériennes en drone du camp de réfugiés. Les bénéfices de la soirée iront à ce dernier avec lequel la ville de Malakoff a signé un accord de coopération. Il y eut plusieurs prises de paroles, avec un décalage inattendu entre la traduction globale de l'interprète, expurgée de toutes références religieuses et d'allusions à la résistance à l'occupant.
Il va sans dire que les estomacs et les gosiers commençaient à s'impatienter, au point que je filai en cuisine donner un coup de main pour le dressage et le service des plats. Nous terminâmes aux alentours de minuit de tout débarasser, ranger la vaisselle et nettoyer la cuisine. Sacré boulot, ça faisait un bail que je n'avais pas mis la main à la pâte pour un événement ! En définitive, j'ai fait de très belles rencontres avec la douzaine de bénévoles - en grande partie des femmes - qui officient depuis des années à la solidarité internationale. Belle ambiance avec son lot de péripéties gérées dans la bonne humeur. Quelle reconnaissance lorsqu'une représentante de la délégation vient nous remercier pour le repas délicieux et l'organisation de la soirée.
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